Le Maroc..au cœur de la coopération sécuritaire internationale

2021.05.26 - 10:40 - أخر تحديث : الأربعاء 26 مايو 2021 - 10:41 مساءً
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Le Maroc..au cœur de la coopération sécuritaire internationale

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En vue de faire face, de manière conjointe aux nouveaux défis posés par le terrorisme et la criminalité transnationale, les Etats se sont pleinement inscrits dans une logique de coopération régionale et internationale, devenue une nécessité pour la lutte contre un fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur de par le monde.
Depuis sa création, la Sûreté Nationale a donc considéré la coopération policière internationale comme pilier fondamental dans le cadre de sa stratégie d’action en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transnationale et le terrorisme, indique une source de la DGSN.


La gouvernance de cette coopération est régie, d’une part, par le Bureau Central National (Bureau d’Interpol) et le Bureau de Liaison Arabe, tous les deux relevant de la Direction de la Police Judiciaire, et de l’autre, par le Pôle de coopération policière internationale, relevant du Cabinet du Directeur Général de la Sûreté Nationale.
Avec ces structures de gouvernance, la coopération policière internationale est devenue davantage une culture professionnelle, inscrite dans le quotidien de l’activité policière et tirant profit des mécanismes et des outils disponibles.

C’est ainsi qu’après plusieurs années, de pays membre demandeur d’assistance, le Maroc, à travers la DGSN, est devenu un prestataire reconnu, à l’échelle mondiale, en termes de fourniture de renseignements.
Et ce faisant, le rang dont jouit le Maroc au niveau régional et international, en tant que leader en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transnationale et le terrorisme a été, à maintes reprises, rapporté et son expérience et expertise vivement sollicitées par plusieurs pays et organisations internationales.
C’est dans ce contexte, que le Maroc est souvent invité dans les manifestations internationales les plus prestigieuses pour faire part de son expérience tant convoitée.
Interpol-Rabat.. point focal pour la coopération internationale
En matière de coopération internationale, à ses différents niveaux et sous ses différentes formes, le Maroc est représenté par le Bureau Central National de Rabat, mis en place en 1957.
Le BCN de Rabat représente ainsi officiellement le Royaume du Maroc au niveau de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), avec comme missions, entre autres, l’échange d’informations et de renseignements sur des individus impliqués dans des infractions de droit commun, la recherche et l’arrestation de fugitifs objets de mandats d’arrêt internationaux, l’identification de personnes et de cadavres par l’échange d’informations et de données signalétiques (empreintes digitales, profils d’ADN, photographies), la gestion des opérations d’extradition et de transfèrement et la coordination de démarches en matière d’entraide judiciaire, notamment les commissions rogatoires internationales.
En matière d’échange d’informations, le BCN Rabat a traité 7960 demandes (antécédents judiciaires, mouvements transfrontaliers, authentification de documents, disparition et localisation, etc.) formulées par ses homologues étrangers entre les années 2015 et 2021. En outre, près de 14.000 demandes d’identification, sur la base d’empreintes digitales et de profils ADN, ont été satisfaites dans la même période, a précisé notre source sécuritaire.

Pour traquer les personnes impliquées au Maroc dans des crimes et délits, en fuite à l’étranger, les autorités judiciaires marocaines ont émis 609 mandats d’arrêt internationaux à leur encontre entre les années 2015 et 2021, dont 334 se rapportant au trafic illicite de stupéfiants. Les mandats d’arrêt en question ont été diffusés par le BCN Rabat sur le plan international via le canal d’Interpol.
De même, 154 personnes recherchées par les autorités marocaines pour divers motifs ont été arrêtées à l’étranger dans le cadre de la coopération bilatérale et internationale, et extradées vers le Maroc.
Dans le sens inverse, le BCN Rabat a traité 43.656 demandes d’arrestation provisoire (sous forme de notices à coin rouge ou de diffusions) émanant de ses homologues des pays membres d’Interpol dans la même période.
Les mesures prises dans ce cadre, en coordination avec les services déconcentrés de la DGSN, ont abouti à l’arrestation de 251 personnes recherchées sur le plan international, avant d’être extradées aux autorités étrangères requérantes. Parmi les personnes arrêtées, figurent d’importants membres de réseaux criminels évoluant à l’échelon international dans le crime organisé.
C’est le cas d’un ressortissant italien, membre du clan dénommé « Polverino », affilié à l’organisation mafieuse « La Camorra », qui a été arrêté le 29/05/2019 à Tanger par les éléments de la BNPJ, en coordination avec ceux de la DGST. Il était recherché par les autorités judiciaires italiennes, depuis l’année 2014, en vertu d’une notice à coin rouge, pour participation à une organisation mafieuse et trafic international de stupéfiants.
Le mis en cause était responsable du segment du trafic international de stupéfiants au profit dudit clan mafieux, chargé d’entretenir des contacts avec les fournisseurs de drogue au Maroc, d’organiser les commandes et le stockage en Espagne avant la distribution. Il a été extradé vers l’Italie, le 06/12/2020.

Un autre ressortissant italien qui figure parmi les chefs du clan «Mazzarella », affilié à l’organisation mafieuse internationale « La Camorra », recherché par les autorités de son pays depuis 2014 sur la base d’une notice à coin rouge pour homicide commis à l’aide d’arme à feu sur un membre d’un clan rival, a été arrêté le 18/03/2019 par les services de la police judiciaire de Marrakech. Il a été extradé vers l’Italie, le 18/12/2019.
Le 29/03/2019, c’est au tour d’un ressortissant espagnol d’être arrêté par le SPPJ de Tétouan. Il faisait l’objet d’une notice à coin rouge d’Interpol, publiée à son encontre, le 22/03/2019 à la demande des autorités judiciaires espagnoles, après s’être évadé, le 01/11/2018 devant un hôpital à Madrid où il a été transporté depuis la prison de « Valdemoro » à la même ville où il purgeait une peine de 58 ans de réclusion criminelle dans le cadre d’une affaire d’assassinat et d’association criminelle. L’intéressé avait assassiné, en 2014, un narcotrafiquant espagnol. Il a été extradé vers l’Espagne, le 13/12/2019.
En date du 12.03.2017, les services de police marocaine avaient réussi à arrêter un membre important du «Hizbollah», portant les nationalités sierra-léonaise, belge et libanaise, à son arrivée à l’aéroport international de Casablanca en provenance de Conakry, en transit le même jour à destination de Beyrouth. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre par les autorités judiciaires américaines, pour fraude, blanchiment d’argent et financement de terrorisme. Il a été extradé vers les Etats Unis d’Amérique, le 23/03/2017.
L’antiterrorisme, une stratégie globale et multidimensionnelle
En matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, dans un contexte régional marqué par la recrudescence de la menace terroriste, et conscient que celle-ci constitue un défi majeur pour la stabilité et la sécurité internationales nécessitant ainsi une réponse globale et concertée, le Royaume du Maroc, à travers ses services de sécurité, a fait de la coopération internationale une composante centrale dans sa stratégie de lutte contre ce phénomène.
Inscrivant ses actions dans le cadre de la Stratégie Antiterroriste Mondiale des Nations Unies, le Royaume a adhéré à tous les instruments onusiens en matière de lutte et de prévention contre le terrorisme et l’extrémisme violent et a souscrit à toutes les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité visant à faire échec audit fléau, ainsi, le Maroc joue un rôle très actif dans le cadre du Forum Mondial de lutte Contre le Terrorisme, dont il assure la co-présidence depuis le mois de juin 2015.
Fort de son expérience consolidée par des résultats probants au niveau interne, fruits d’une stratégie globale et multidimensionnelle, l’action du Royaume s’illustre davantage, en matière de lutte contre la radicalisation violente, par son rôle central dans le cadre de la coopération stratégique et opérationnelle avec ses différents partenaires.
Le Maroc est lié à la majorité des pays de l’Europe en la matière avec la signature de 18 accords dans ce sens, dont des Accords dits de « la deuxième génération » qui englobent des aspects relatifs à la lutte contre la radicalisation violente et le phénomène des « combattants terroristes étrangers », avec les pays tels que la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume Uni, le Portugal et l’Italie.
De même, le Royaume est un allié stratégique des Etats-Unis d’Amérique en matière de lutte contre le terrorisme et membre du partenariat transsaharien en matière de lutte contre ledit fléau que les Etats-Unis d’Amérique ont mis en place pour limiter le développement du radicalisme dans les pays du Sahel et du Sahara.
L’action de coopération sud-sud s’est traduite par la conclusion de 09 Accords ayant trait à la coopération sécuritaire avec les pays africains (notamment le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Congo Brazzaville, la Guinée Bissau et le Rwanda).
Pour donner corps aux instruments juridiques internationaux, régionaux et interrégionaux, le Maroc apporte sa contribution aux efforts de la communauté internationale en mettant à profit les canaux de la coopération internationale, en explorant notamment les opportunités d’échange de renseignements aussi bien sur le plan bilatéral (via les officiers de liaison) que multilatéral (ONU, Union Européenne, GCTF, INTERPOL…), pour réussir un échange fructueux et efficace des données relatives aux personnes et entités soupçonnées de liens présumés avec le terrorisme.
Dans ce cadre, le Service chargé de la lutte contre le terrorisme, relevant la Direction Générale de la Sûreté Nationale, a reçu depuis l’année 2015 jusqu’au mois d’avril 2021, 1726 demandes émanant des officiers de liaison étrangers près les représentations diplomatiques accréditées au Maroc et les différents BCN des pays membres d’Interpol, selon les indications fournies par notre source sécuritaire.
Les demandes en question ont porté sur des personnes arrêtées, suspectées de terrorisme, de radicalisation et d’extrémisme violent, de financement du terrorisme ainsi que sur l’identification des utilisateurs d’adresses IP ou numéros d’appel impliqués dans des affaires de menaces à caractère terroriste, et d’apologie du terrorisme.
De même, le Service en question a traité, durant la même période, 8593 signalements diffusés par les pays membres d’Interpol visant l’obtention d’informations, le contrôle et la localisation des individus suspectés d’activités terroristes ou de se rendre dans les foyers de tension. 610 demandes de renseignements ont été adressées par ledit service à ses partenaires internationaux.
Lutte contre le trafic de stupéfiants : Maroc-France..une coopération exemplaire
En matière de sécurité et de préoccupations liées à la criminalité, le Royaume du Maroc et la France ont gardé des niveaux avancés et exemplaires de coopération policière, caractérisée en principe par la signature d’une panoplie de conventions bilatérales touchant l’ensemble des domaines liés à la criminalité transnationale, notamment la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, l’émigration irrégulière, la traite des êtres humains, les véhicules volés, les échanges d’informations diverses, les extraditions de fugitifs, la coordination de l’exécution des entraides judiciaires…etc.
Outre ce rôle joué par les canaux de coopération bilatérale, la coopération policière maroco-Française passe également par le canal « Interpol », et touche à une série interminable de domaines (dans lesquels le BCN Rabat joue un rôle pivot entre les autorités Françaises et marocaines (services centraux et déconcentrés de la DGSN, Gendarmerie Royale, départements ministériels), dans le but de traiter efficacement et satisfaire les sollicitations émanant de la partie Française.
Ainsi, en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, le Sûreté Nationale a traité sur les 6 dernières années un total de 614 affaires liées à la France, dont 218 affaires en 2015, 85 affaires en 2016, 50 en 2017, 61 en 2018, 88 en 2019, 79 en 2020 et 33 durant les 5 premiers mois de l’année 2021.
Il s’agit de 272 narcotrafiquants interpellés dont 193 sont de nationalité française en 2015, 93 personnes dont 45 Français en 2016, 65 personnes dont 12 Français en 2017, 75 personnes dont 36 Français en 2018, 103 personnes dont 39 Français en 2019, 140 personnes dont 50 Français en 2020, alors que durant les 5 premiers mois de l’année 2021, 24 personnes ont été interpellées dont 19 Français, indiquent les autorités marocaines dans leurs chiffres sur la coopération avec la France.
Les opérations menées ces dernières années ont permis de saisir 4 tonnes 806 kg de résine de cannabis qui étaient destinées à la France. Dans le détail il s’agit de 1793 kg en 2015, 1220 kg en 2016, 211 kg en 2017, 879 kg en 2018, 143 kg en 2019, 320 kg en 2020 et 240 kg durant les 5 premiers mois de l’année 2021, indique la même source.
Concernant la cocaïne saisie à destination de la France, cela a concerné 35 kg 300 gr (03 kg 965 gr en 2016, 06 kg 105 gr en 2017, 09 kg 275 gr en 2018, 15 kg 225 gr en 2019 et 730 gr en 2020). Ainsi, sur le plan opérationnel, la France arrive en tête des pays avec lesquels la DGSN a exécuté des opérations de livraisons surveillées au cours des quatre dernières années.
Le Maroc.. acteur méditerranéen apprécié dans la lutte contre l’immigration
En matière sécuritaire, les Royaumes du Maroc et d’Espagne ont concrétisé leur coopération bilatérale par une série de conventions qui touchent les différents aspects du phénomène criminel, dont celle mettant en place des équipes de recherche conjointes, et une autre relative à l’instauration des centres de coopération policière d’Algesiras et de Tanger-Med (2012),…etc.
A cet effet, la politique de surveillance et de fermeture de la frontière sud de l’Union Européenne, à savoir l’Espagne, se renforce dans ses aspects policier et utilitariste, avec la coopération du Maroc. Cette coopération est particulièrement importante pour l’Espagne. Presque la totalité des entrées irrégulières en provenance de l’Afrique passent par le Maroc. Ainsi, en l’absence d’accord de réadmission avec le Maroc pour les Subsahariens, Madrid serait contraint de conclure des accords de réadmission (coûteux) avec presque une dizaine de pays africais.
Aussi et rien que dans le domaine de la lutte contre le fléau de l’émigration irrégulière, la qualité de coopération sécuritaire marocaine a toujours été saluée par les autorités espagnoles et les responsables de l’Union Européenne en général qui l’ont qualifiée d’excellente et de très efficace suite aux efforts inlassables des autorités marocaines ayant permis de freiner les flux migratoires illégaux à destination de la péninsule ibérique, tout en reconnaissant la complexité de la gestion du phénomène de l’immigration clandestine.
Depuis la mise en place du système de verrouillage voulu par Madrid et Rabat plusieurs opérations conjointes en matière de lutte contre l’émigration irrégulière ont été réalisées ces dernières années avec succès, portant des résultats probants entre les services de sécurité marocains et espagnols.
Deux exemples de cette forme de coopération sont à retenir notamment: Une opération de coopération bilatérale entre les services de sécurité marocains (DGSN/DGST) et leurs homologues en Espagne, baptisée «MANGLAR » et couronnée par le démantèlement, les 11 et 12/03/2019, dans les villes d’Oujda, Nador, Rabat, Témara et Casablanca, d’un réseau dédié à l’organisation de l’émigration irrégulière, au profit de ressortissants étrangers, notamment originaires des pays du Sud-est d’Asie, à destination de l’Espagne via le Maroc.
Une autre opération, baptisée « Opération ODISEA », menée avec succès conjointement par le Maroc (DGSN) et l’Espagne (Brigade centrale chargée de la lutte contre le trafic des êtres humains) avait permis, au cours de l’année 2016, le démantèlement à la ville de Tanger d’un important réseau voué au trafic de migrants et la traite des êtres humains entre le Nigéria et l’Espagne en passant par le Royaume, dont le chef du réseau, et ses deux principaux associés, tous les trois de nationalité nigérienne, ont été arrêtés au Maroc et extradés vers l’Espagne en vertu de mandats d’arrêt internationaux.
Il convient aussi de signaler que la DGSN a également pris part à des actions initiées par l’OIPC-Interpol visant la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains dont, entre autres, l’opération baptisée « Turquesa II », organisée par l’Unité d’Interpol chargée de la lutte contre les réseaux de trafic de migrants, du 27/11 au 03/12/2020, avec la participation de 32 pays, dont le Maroc, via le représentant de la DGSN/DPJ, membre du Réseau Opérationnel Spécialisé d’Interpol contre le trafic de migrants (ISON), portant sur l’échange d’informations, notamment sur les personnes faisant l’objet de notices à coin rouge.
Cette opération a permis l’arrestation de 204 mis en cause, l’identification de 95 victimes présumées de traite des êtres humains et le contrôle de 3526 individus pour séjour illégal.
A noter que parallèlement au déroulement de l’opération «Turquesa II» précitée, les services de police marocains ont réussi, lors de la période précitée, le démantèlement de 06 réseaux nationaux, suite à l’arrestation de 17 mis en cause, 107 candidats marocains et la saisie de 03 embarcations, 01 motogodille et un lot de documents administratifs et de voyage nationaux et étrangers.
Les représentants de la DGSN ont également participé, au côté de ceux de 23 autres pays, à une autre opération baptisée « WEKA », organisée par Interpol du 28 mars au 02 avril 2021, visant le démantèlement des organisations criminelles s’activant dans le trafic des migrants et la traite des êtres humains, au niveau international, régional et national, au cours de laquelle le concours des services marocains de la police judiciaire a permis de signaler 18 affaires, ayant abouti à l’arrestation de 97 individus, dont 48 pour organisation d’émigration irrégulière (36 Marocains et 12 Subsahariens), 01 Marocaine pour traite des êtres humains et 48 ressortissants subsahariens se trouvant en situation irrégulière sur le territoire marocain.
En outre, 02 individus recherchés par les autorités judiciaires marocaines en vertu de mandats d’arrêt internationaux, pour organisation d’émigration irrégulière, ont été arrêtés en Espagne.
Depuis 1992, la coopération maroco-espagnole en matière de politique migratoire se concentre sur deux questions en particulier : Celle de la réadmission des ressortissants de pays tiers (essentiellement subsahariens) d’une part, et des mineurs isolés d’autre part.
Le Maroc a ainsi contribué à faire de la politique migratoire européenne un succès du moins à partir de ses terres et ce, malgré que le contrôle de l’émigration soit coûteux et éreintant. Le Royaume du Maroc a toujours été respectueux de ses obligations et parfois bien au-delà en dépit des relations de coopération maroco-espagnoles houleuses, avec ce qu’elles comportent de tensions et de négociations. Le Maroc a toujours été correct et à l’écoute de l’Europe et parfois même plus dans le seul but d’un rapprochement avantageux avec l’Union Européenne.
Ne pas reconnaître les efforts déployés par le Maroc en faveur de l’Europe en général, et l’Espagne en particulier, est un « suicide », faisait observer l’ancien ministre espagnol de la défense, également ancien président du Congrès des députés, José Bono, mettant en garde contre toute attitude portant atteinte aux relations bilatérales.
Dans ce sens, il a fustigé les positions de certains milieux en Espagne qui profitent de la situation actuelle pour attaquer le Maroc. « Certains milieux en Espagne veulent que le Maroc soit toujours un adversaire et que nous le traitions de manière inadéquate », a-t-il déploré.

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